04 / 02 / 2010

Les Lions fair-play



Avec un total de 248 minutes de pénalité, les Lions sont l’équipe la plus fair-play de la poule A. Avantage ou inconvénient ?


Il y a des statistiques qui peuvent paraître anodines au premier abord et qui, pourtant, révèlent plusieurs choses lorsqu’on se prend à les examiner de plus près. C’est le cas, notamment, du nombre de pénalités que concède une équipe. A ce chapitre là, les Lions s’en tirent plutôt très bien puisqu’ils sont les moins pénalisés de la poule A : avec seulement 248 minutes de pénalité en 14 matchs, ils se placent devant Rouen (271 minutes), Champigny (321 minutes) et Vanoise (350 minutes). Et loin, très loin devant Dunkerque, Nantes et Tours qui comptent respectivement 490, 437, et 430 minutes de pénalité.


Les joueurs les plus pénalisés à Lyon ? Les défenseurs Charles Vouligny (40 minutes) et Nicolas Deshaies (34 minutes), et l’attaquant Geoffrey Paillet (28 minutes - en seulement 4 matchs !) Une bagatelle par rapport à d’autres joueurs tels que le Tourangeau Lukas Krejci (85 minutes) et le Nantais Dany Fortin (82 minutes) qui passent plus de temps au cachot que sur la glace.


Mais cela constitue-t-il pour autant un avantage ? « Oui, explique Adryan Serrano. Lors du dernier match (victoire 11-5 contre Vanoise), on prend les 5 buts en désavantage numérique. Il vaut donc mieux rester à 5 que de se retrouver avec un homme en moins ! »


Au risque de jouer moins physique ? « Je ne crois pas, continue le numéro 61 des Lions, auteur du premier but face à Vanoise. On peut jouer physique tout en restant propre. » Et sur ce point, Serrano joint la parole aux actes puisque samedi dernier, il a distribué 11 mises en échec sans pour autant se retrouver sur le banc des pénalités.


Enfin, Matthieu Combe qui, avec seulement 2 minutes de pénalité, est le Lyonnais le moins sanctionné, conclue : « Je préfère marquer un but que d’aller en prison... » Et lui aussi a marqué contre Vanoise…